Depuis
plus de 4000 ans
Il y a environ 5 000 ans, les premiers " paysans" s'installent
sur les causses et les garrigues. Les abris naturels des rochers parfois aménagés, les
nombreuses grottes à mobilier, leurs sépultures sous dolmens jalonnent encore le
paysage. Bergers, ils tirent l'essentiel de leurs ressources de leurs troupeaux de moutons
et de chèvres. Ils commencent à défricher l'immense forêt couvrant alors cette
région, bâtissent des enclos en pierre sèche, des maisons et érigent des menhirs dont
la signification demeure énigmatique. Les "drailles", chemins empruntés par
les troupeaux transhumant des garrigues vers les causses, datent probablement de ces temps
reculés.
Capter et stocker l'eau de pluie, protéger ses bêtes des intempéries, débroussailler
(le buis sert de litière aux animaux), délimiter les pâturages et mettre en culture les
meilleures terres ont conduit les paysans d'alors à transformer causses et garrigues, de
façon lente et progressive.
L'époque romaine
Une bataille livrée dans la plaine située entre les communes du
Caylar, de Saint-Michel et du Cros dut avoir un grand résultat pour les envahisseurs
romains, car, en souvenir de leur victoire, ils érigèrent un autel à Jupiter. C'est de
là que provient le nom de Saint Michel d'Alajou, corruption d'Ara-Jovis (autel de
Jupiter)
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Le
Moyen Age
Aujourd'hui
les anciennes églises ont été abandonnées, de nouveaux édifices plus spacieux se sont
élevés au centre des habitations.
On trouve trace de l'église de SORBS en 804, il semble que cela soit l'une des premières
de la région (c'est aussi à cette date que l'on situe la fondation de l'abbaye de
Gellone-St Guilhem le désert), puisque celle des RIVES n'est mentionnée qu'en 975, le
plus grand nombre des églises du canton étant mentionné vers l'an 1000. Il reste comme
unique vestige de cette église une voute romane dans le mur du gite communal coté
cimetière.
L'Eglise actuelle
SORBS est mentionné comme villa aux IX°,X° et XI° siècles.
Après s'être appelée tour à tour : Villa
Sorbes (804), Villa
Sorcianicum (996), à nouveau Villa Sorbes (1032), Sorts (1625), SORBS ne
trouvera son nom définitif que vers le XVII°siècle (1688).
Les
Templiers
En 1247 le hameau de Ville Vieille est mentionnée dans les archives de
Ste EULALIE et des templiers sont installés au Mas de Vilaveilla.
Le
Château
Cette
construction du XVII° siécle offre un spécimen assez curieux de l'architecture de cette
époque et elle est une des plus intéressantes du canton. La façade est flanquée de
deux tours reliées par une galerie. On pénètre d'abord dans une cour donnant accès aux
différentes pièces du rez-de chaussée. Sur la porte un écusson.
Le
Château (façade Sud)
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Même
les Wisigoths
?
En août 1858, de pauvres paysans du village de Gadamur, près de Tolède,
découvraient par hasard, une fosse contenant plusieurs couronnes en or (sept grandes et
quatorze plus petites), décorées de pierres précieuses et un certain nombre d'objets
rares. Un Français résidant en Espagne réussit à acquérir le trésor en bloc et le
vendit au gouvernement de Napoléon III. Ce trésor entra par la suite au Musée de Cluny.
Quelle était l'origine de ce dépôt? Les noms que l'on pouvait lire sur chacune des
couronnes démontraient qu'elles avaient appartenu individuellement à des rois wisigoths,
et il est vraisemblable qu'elles avaient été cachées au moment de la prise de Tolède
par les Arabes en 711.
A la demande de Franco le gouvernement du maréchal Pétain restitua la plus grande partie
de ce trésor à l'Espagne. Ne restèrent que quelques joyaux secondaires et une couronne
connue sous le nom de "couronne de Sonica ".
On peut y lire en effet, dans le creux d'une petite croix cette mention :
IN DEI NOMINE OFFERET SONNICA BEATE MARIE IN SORBACES.
Ce qui peut se traduire par " Offert au nom de Dieu par Sonnica à
Sainte Marie de Sorbaces ".
Cette inscription a toujours dérouté les spécialistes. Elle n'a jamais permis
d'identifier le possesseur de cette couronne comme cela fut le cas pour les autres. Si ce
nom de SONNICA désigne bien un personnage masculin, il ne correspond à aucun roi ou
prince wisigoth.
Autre mystère celui de cette désignation : " BEATE MARIE IN SORBACES ". Si
l'expression Sainte Marie peut désigner le vocable d'une église, le mot Sorbaces
résiste davantage à l'interprétation. A peine peut-on le traduire par sorbier ou
cormier. C'est en vain qu'on a tenté de faire correspondre ce nom de sorbier avec celui
d'un lieu des environs de Tolède.
Dans son livre Le Mystère Gothique, Gérard de Sède a fait une
proposition :
" En France, dans le département de l'Hérault, existe un très
vieux village situé sur le plateau du Larzac, au-dessus d'un ravin qui surpomble la
petite rivière de la Virenque. Or, quel est le nom de ce village :
SORBS !
Déjà mentionné dans les chartes en l'an 800, il est très possible que la mystérieuse
couronne de Sonnica ait été consacrée en ce lieu. Après tout, avec l'Aude et et le
Gard, l'Hérault fait partie de cette Septimanie que les Wisigoths conservèrent juqu'à
ce qu'ils fussent évincés par les Francs au VII° siècle. "
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